CORSE 2

Petit coup en plein plexus solaire, un souffle de libecciu dans les cheveux, un soleil omniprésent, une lumière qui fait vibrer la mer, on se croirait dans un autre monde.
Un monde rempli de lieux pas communs du tout, un petit rocher tout vert balancé là au milieu du grand bleu. En haut, le passé, ses souvenirs (vendetta et luttes fratricides) et le vert touffu d’un impénétrable maquis ; en bas, toutes les nuances de bleu de la mer.
Comme toutes les îles, immenses ou perdues, la Corse se mérite. Et il vous faudra du temps et une vraie curiosité pour la percer à jour.
Fille de la « mère » Méditerranée, la Corse a su tirer bénéfice de toutes les influences du Bassin. Elle ne renie aucu­nement les emprunts qu’elle a faits. Dure et tragique, secrète et sauvage.

La Corse est grisante : un mélange de rocaille et de volupté, d’austérité et de parfums d’île lointaine. Respirez l’odeur du maquis : c’est la Corse profonde ! Celle des cochons sauvages et des vaches en liberté, des longs hivers où l’on fabrique coppa, figatellu et farine de châtaigne.